Médine, rappeur idenditaire 6.18

Médine, rappeur identitaire

Médine, rappeur identitaire, controversé. Quelques images, et quelques constats

Médine rappeur identitaire controversé. Après de multiples vérifications, et de recoupements, des images, des textes et des sources, on trouve sur la Toile, au moins quatre photos et situations différentes, où le rappeur Médine fait une « quenelle », un disque « MC Soraal « (allusion à l’ultra Soral), une participation à un concert d’un rappeur et ami antisémite, un livre écrit avec Pascal Boniface (auteur complaisant avec les « barbus »). Et, des textes très provocants, anti-laïques (Don’t Laik, publié peu de temps avant l’attentat de Charlie hebdo)… Médine, musicien et militant, très contesté par des laïques républicains progressistes, par quelques gauchos français et belges, par des anars antifa, par des citoyens et groupes de droite et d’extrême-droite… Ce rappeur a fréquenté des laïques « inclusifs » (inclusifs des religions), l’association CoExister, l’Observatoire gouvernemental de la laïcité de M. Bianco et les idées de  « l’inclusif » J. Baubérot (proche des accommodements « raisonnables » canadiens). Médine est définit comme un « identitaire » musulman par un journaliste France-Culture (journal de midi, 11.6.18). S’il était catho, il porterait une soutane chic, mais lui, il se présente, avec une longue barbe bien taillée, un peu « salaf’ » mais mode. A chacun, son ordre moral  : à la fois, révolutionnaire et réactionnaire… [merci à Alain, Ida, Laure, Philippe, Clovis… pour leurs recherches, et leurs vérifications de textes et d’images]


Paroles de la chanson « Don’t Laik » sur le site Paroles.net


Médine, rappeur idenditaire 6.18

Médine, rappeur idenditaire 6.18


« Islamo-racaille »: le droit de haïr ? 8.1.15 Vincent Cespedes, Huffingtonpost.frL’expression « islamo-racaille » est fièrement revendiquée par le rappeur Médine, qui appelle à « [crucifier] les laïcards » dans son titre Don’t Laïk. En livrant des noms en pâture (de Caroline Fourest à Nadine Morano), sa plume trempe dans tous les encriers de l’intolérance: celui de la propagande djihadiste et des appels au meurtre de l’État islamiste (« J’mets des fatwas sur la tête des cons », « Au croisement entre le voyou et le révérend / Si j’te flingue dans mes rêves je te demande pardon en me réveillant », « On ira tous au paradis, enfin seulement ceux qui y croient ») ; celui, insidieux, des doctrinaires qui donnent mine de rien des éléments d’explication-justification aux crimes fanatiques (« Pour repousser les nazislamistes, on ferme les portes de l’éducation », se plaint Médine). Au sortir de ce n’importe-quoi diabolisateur, un jeune exclu, mal dans sa vie et mal dans sa peau, a des chances de se sentir à la fois victime d’un vaste complot antimusulman fomenté par la République (ça, c’est le côté « islamo »), et légitimé d’user de la violence et de la délinquance pour se défendre (ça, c’est le côté « racaille »). Le rappeur résume son prêche en une formule finale: « Islamo-racaille, c’est l’appel du muezzin ». Tout est là: le gangsterisme et le sacré, l’appel à la prière et l’appel à la violence, mixés en un flow assassin qui ne veut pas dire grand-chose, mais qui autorise de se réclamer de Dieu pour faire couler le sang. […] »


Des Antifa sans complaisance [quartierslibres.wordpress.com 14.10.13], et qui comprennent le jeu, ambivalent et confusionniste de Médine...


Merci à Laure (de nous avoir fait enquêter sans le savoir), et, à Alain, à Ida, à Clovis, à Sylvie et à Philippe, pour leurs recherches méticuleuses et honnêtes intellectuellement…


création, 10.6.18