Des Francs-Maçons « dans la Cité » ?

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  • Dans le passé, des francs-maçons étaient plus engagés « dans la cité », en particulier dans l’opposition à l’extrême-droite. Ce que nous pouvons lire dans « Les francs-maçons du pays de Daudet. Beaucaire et Tarascon, destins croisés du XVIIIe au XXe siècle« , Jean-Marie Mercier & Thierry Zarcone (éd. Edisud 7.04, 190 pp. ISBN 2-7449-0478-3), en particulier le chapitre « Les francs-maçons dans la cité » (pp. 122-124), où l’on apprend que le GODF national (Grand Orient de France) avait créé la « Ligue Anti-Fasciste » et le « Barrage Républicain Anti-Fasciste », désirant regrouper « des simples radicaux jusque et y compris les communistes » [Lire : la présentation de la BMVR de Marseille]… [texte de présentation de la 4e de couverture, cité par la BMVR : « Cet ouvrage qui s’appuie sur des sources d’archives originales et inédites dont plusieurs proviennent de fonds privés, présente deux siècles de Franc-Maçonnerie dans deux villes importantes de la Provence rhodanienne dont les foires de renommée internationale ont fait la richesse. Cette histoire est mise en parallèle avec celle de la Franc-Maçonnerie dans le reste de la région et au niveau national. De même, elle est intégrée dans une histoire plus générale de ces deux villes dont l’ordre maçonnique est un reflet fidèle puisque nombre de francs-maçons sont des personnages publics. Les francmaçons de ces cités recrutent aussi dans les villes voisines des Alpilles ou du bas-Gardon qui ne possèdent pas de loges, telles Saint-Rémy, Fontvieille, Barbentane, Montfrin, Comps.
    Au cours de ces deux siècles d’histoire, la Franc-Maçonnerie connaît une évolution de sa pensée philosophique et politique. Elle est clairement légitimiste à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, et l’un de ses vénérables maîtres est même un adepte de l’alchimie et de la théosophie chrétienne. Lors de la Révolution de 1848, elle devient franchement républicaine, défenseur de l’école laïque et gratuite et du suffrage universel. Elle est également gagnée par l’anticléricalisme. Au début du XXe siècle, Tarascon et Beaucaire se donnent une seule et unique loge que marquent toujours l’attachement aux valeurs républicaines et à la démocratie, le sens du secret et de la transmission des anciens usages. À la libération, elle se reconstitue rapidement autour d’un noyau de francs-maçons sincèrement attachés aux principes maçonniques défendus par le Grand Orient de France et devient un élément moteur du renouveau de la Franc-Maçonnerie dans le Gard de l’après-guerre »]